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Banques ou investisseurs ' A vous de choisir '



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Pour disposer de fonds, une entreprise n'a au final que deux possibilités, avoir des clients qui paient pour ses services ou ses produits ou obtenir des fonds auprès d'organismes financeurs.




Ces organismes peuvent se classer en trois catégories :
  • ceux qui donnent de l'argent sans réelle contrepartie
  •  ceux qui prêtent de l'argent
  • ceux qui donnent de l'argent en échange d'une partie de l'entreprise

Finalement on retrouve les mêmes catégories que dans le crowdfunding, sauf qu'ici, la foule est remplacée par des institutions.

Vous aurez bien entendu reconnu les banques dans le rôle de ceux qui prêtent de l'argent et les investisseurs (Business Angels ou fonds d'investissements) dans le rôle de ceux qui en donnent en échange d'une partie de l'entreprise.


Le choix à faire

En France nous avons naturellement tendance à aller voir la banque lorsque nous avons besoin d'argent. Ce réflexe est différent aux Etats-Unis par exemple où les entreprises cherchent en priorité des investisseurs.

Ainsi, comparer la « complexité » française pour « lever des fonds » avec la (relative) simplicité pour le faire aux Etats-Unis tient d'abord à cette différence culturelle. Au fond, le système s'adapte à la demande '

Par ailleurs, il n'existe quasiment pas de possibilité de trouver des investisseurs pour des entreprises qui démarrent juste et qui n'ont pas encore d'activité commerciale, d'où la nécessité de s'adresser aux autres financeurs, les banques ou les aides régionales.

Si on se place maintenant dans le cas où l'entreprise a la possibilité de s'adresser soit à des banques soit à des investisseurs, elle devra arbitrer entre deux modèles de financement que tout oppose ' ou presque.


Se financer auprès des banques

Selon la Banque de France, les banques prêtent de plus en plus aux PME. Ce n'est pas ce qu'on constate sur le terrain car une PME est une structure juridique qui peut avoir de 10 à  quelques centaines de salariés. Et il est clair qu'une banque ne regardera pas du même 'il la jeune pousse qui a 10 salariés, du petit groupe qui en a 300.

Quoiqu'il en soit, la première différence est que la banque va prêter de l'argent et va donc vouloir s'assurer d'une seule chose : que l'entreprise sera en capacité de la rembourser ' Cela va induire trois conséquences pratiques pour l'entreprise qui souhaite emprunter :
  • elle va devoir disposer d'un certain historique pour « prouver » sa capacité à rembourser
  •  elle va devoir disposer d'un certains nombres d'actifs tangibles (matériel, bâtiments, etc.) que la banque pourra préempter en cas d'incapacité à rembourser le prêt consenti
  • le dirigeant va souvent devoir être caution sur ses biens propres pour se substituer à l'entreprise en cas de défaillance de celle-ci.

Tout cela n'est donc pas très engageant '

A cela s'ajoute que la banque ne va pas aider l'entreprise à se développer. Elle pourrait peut-être le faire car elle dispose dans ses fichiers de contacts qui seraient sans doute intéressants pour l'entreprise. Mais, sauf si le chargé d'affaire le fait de sa propre initiative, la banque ne va pas s'impliquer officiellement dans le développement de l'entreprise.

Pour faire simple donc, sauf pour de petits montants et pour financer certaines activités, il n'est pas forcément facile d'obtenir un prêt bancaire pour une startup qui se lance.

Le tableau n'est toutefois pas si noir que cela car il existe des banques qui ont compris que moyennant une prise de risque initiale, cela pouvait être une bonne opération à moyen terme. Elles ont donc mis à disposition des startups des lieux où celles-ci peuvent se développer. Parmi ces initiatives on peut citer les plus remarquables qui sont les « Villages » du Crédit Agricole et « l'Atelier » de BNP Paribas.


Les investisseurs

Le comportement général des investisseurs envers les startups est à l'opposé de celui des banques.
La raison est simple : un investisseur investit son argent contre une partie du capital de l'entreprise. Il attend donc un retour sur investissement le plus important possible.

Concrètement cela va se traduire par une implication (en principe) de l'investisseur dans l'entreprise : ouverture du carnet d'adresses, mentoring du dirigeant, etc..

Cela peut même aller jusqu'à une mise sous pression du dirigeant pour qu'il atteigne, voire dépasse les objectifs fixés car qui dit objectifs dépassés, dit valorisation qui augmente et donc sortie de l'investisseur avec une plus-value importante.

Ce qui va donc intéresser l'investisseur ce n'est pas tellement le passé de la startup (qui est d'ailleurs peu significatif) mais bien son potentiel de croissance. En effet, plus la startup aura du potentiel, plus cela intéressera l'investisseur car, encore une fois, cela signifiera une plus-value importante à la sortie.

 


Mais tout n'est pas si simple

Il y a un profil de financeur hybride auquel on ne pense pas souvent mais qui pourtant peut intervenir aussi bien au premier tour de table qu'aux suivants, souvent en complément, ce sont les fonds issus des banques.

A mi-chemin entre des fonds d'investissement et des banques, ils ont souvent les avantages des deux.
Une des caractéristiques les plus importantes est qu'ils disposent souvent de leurs propres fonds. Autrement dit, ils ne sont pas contraints, comme certains fonds d'investissements classiques, de liquider leur participation à une échéance donnée. Cela signifie que si à la date de sortie initialement prévue, il faut rester un an de plus pour permettre à l'entreprise de passer un cap difficile, ils peuvent le faire.

L'autre point cependant est que même si toutes les banques disposent de leur propres fonds (régionalement ou nationalement), ces derniers n'ont en pratique que peu de lien avec la banque de détail correspondante.

En revanche, ils sont en général très bien introduits dans l'écosystème local, ce qui peut être un vrai avantage pour les startups lançant leur activité en région.


Pour conclure

Ce rapide panorama des principales structures de financement des startups (hors fonds régionaux et d'entreprises, qui feront l'objet d'autres post) doit vous permettre d'y voir un peu plus clair sur les sources de financement à obtenir en fonction de la maturité de votre projet, de sa localisation ou de la nature des dépenses à financer.

Une fois que vous établi votre feuille de route, vous pourrez donc définir votre plan de financement avec plus de précision !




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Pour aller plus loin :
           

Gérer sa startup ' Quelle horreur !



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Vous venez de lancer votre startup en partant d'une idée que vous avez trouvée simple et lumineuse. Selon vous et les quelques personnes à qui vous en avez parlé, vous allez cartonner et vous retrouver sous peu à la une de la presse spécialisée.

Et puis, une fois que vous aurez levé des fonds, vous allez pouvoir avoir de beaux locaux et pouvoir vous développer rapidement.

Bref, tout va bien pour vous.



Seulement, il y a juste un truc auquel vous n'avez pas pensé, et c'est bien normal, car c'est quelque chose qu'on n'apprend pas vraiment à l'école (ou alors de façon très théorique) : il va bientôt falloir endosser le costume de CEO '

Créer et gérer sont deux choses différentes

Lorsqu'on crée une entreprise, on est pris dans une sorte de tourbillon qui donne des ailes et fait déplacer des montagnes. On passe son temps à convaincre ses proches, ses amis et plus tard, les investisseurs, les chargés d'affaires de la banque ou de BPIFrance ou encore les jurys des associations de BA, que ce projet est LE projet du siècle.

Vous arrivez même, sans trop de difficulté à vrai dire, à trouver vos premiers clients, sésame nécessaire pour que la caverne d'Ali Baba des fonds s'ouvre.

Ainsi, créer est grisant, passionnant et une aventure extraordinaire.

Mais gérer ?

Se lever le matin et regarder ses metrics de la veille, s'assurer que chacun fait son boulot correctement, rencontrer des salariés qui se plaignent que la machine à café ne marche plus ' Bref, gérer sa startup, qui est maintenant devenue une jeune fille un peu gauche, c'est autre chose et c'est beaucoup moins fun.

Créer c'est convaincre, gérer c'est déléguer

La première qualité qu'on demande à un patron (car c'est ce que vous êtes devenu), c'est de savoir déléguer. Non pas faire faire les choses qu'on n'a pas envie de faire au premier stagiaire venu, mais déléguer. Autrement dit faire faire des tâches que vous savez parfaitement faire mais que vous ne devez plus faire pour garder la hauteur de vue qui est nécessaire à votre job.

Bien sûr, vous ne perdez pas la main sur le business, mais vous devez embaucher des personnes qui le font de façon opérationnelle tandis que vous êtes là pour élaborer la stratégie et vous assurer que les résultats sont là.

Gérer c'est savoir prendre des décisions

Si les résultats ne sont pas là, vous devrez agir, c'est-à-dire parfois sanctionner ' Mettre un avertissement à la personne qu'on a recruté il y a trois mois ou licencier pour faute le salarié embauché il y a six mois font partie du boulot.

Vous ne devez pas vous mentir (et mentir aux autres) : si les chiffres ne sont pas bons, il faut analyser les raisons de cet état de fait et agir. Cela peut signifier pivoter, renforcer une équipe, dégraisser une autre, etc.. Mais tout devra être fait pour que l'entreprise retrouve le chemin de la rentabilité (ou au moins que sa croissance soit conforme aux objectifs fixés).

Gardez toujours en tête cette égalité : RQCV = RQCM, Responsable quand ça va = Responsable quand ça merde ! C'est clair, vous êtes le boss et l'ensemble de l'équipe attend que vous preniez les bonnes décisions.

Gérer c'est savoir écouter

Vous n'êtes pas omniscient et même si les premiers succès de votre startup peuvent vous laisser croire que vous avez « réussi », n'oubliez jamais que vous n'en êtes qu'au démarrage et que ce qui a fonctionné les 6 premiers mois ne va pas continuer nécessairement comme vous l'aimeriez.

Si vous avez des investisseurs qui sont arrivés au board ou si vous êtes suivi par des mentors ou un incubateur/accélérateur (digne de ce nom), vous aurez autour de vous des personnes d'expérience qui sauront vous conseiller sur les décisions stratégiques à prendre.

Il ne s'agit évidemment pas d'écouter ces conseils sans le recul nécessaire car d'une part les conseilleurs ne sont pas les payeurs et d'autre part, selon leur origine, les conseils peuvent provenir de personnes ayant des intérêts différents des vôtres.

Mais d'une manière générale, sachez écouter les avis des autres pour vous forger une opinion la plus objective possible.

Pour résumer, lorsque vous vous lancez dans l'aventure entrepreneuriale, ne perdez jamais de vue qu'au final, seuls ceux qui réussiront seront ceux qui sauront à la fois :
  • être des créateurs pour être en capacité de lancer une société sur la base d'une idée
  • être des gestionnaires qui sauront gérer la croissance de la startup devenue entreprise



Pour vous en convaincre, regardez autour de vous et observez celles et ceux qui sont toujours à la tête de leur entreprise quelques années après sa création et inspirez-vous d'eux plutôt que de celles et ceux qui se seront « contentés » de lever des fonds pour ensuite exploser en vol '




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Pour aller plus loin :
           

Pourquoi et comment BPIFrance peut vous aider



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Lorsque la Banque Publique d'Investissement a été créée en décembre 2012, il a s'agit pour les pouvoir public de regrouper sur une seule entité plusieurs organismes qui intervenaient depuis des années dans le soutien aux entreprises. C'est ainsi que la CDC Entreprises, l'ANVAR, OSEO et le FSI ont été fusionnés pour donner naissance à BPIFrance.

Cette institution propose des dizaines de dispositifs pour des entreprises de différentes maturité, taille ou encore activité. Ici, je ne m'intéresserai qu'aux startups en phase de démarrage car s'il y a bien un domaine ou les financements sont les plus recherchés c'est lorsque la jeune pousse est en train d'éclore et qu'elle a besoin de quelques ressources pour valider son idée.



C'est en effet ici que la « philosophie » de BPIFrance apparaît : elle est là pour aider les entreprises qui démarrent, sans autre ambition que d'en faire des sociétés rentables et créatrices d'emplois. Le « I » de BPI est donc prépondérant, même s'il ne faut pas oublier qu'il s'agit également d'une « Banque » et qu'elle est « Publique » '

Pour avoir accès à tous les dispositifs proposés par BPIFrance, il ne faut pas hésiter à aller voir son site  (www.bpirance.fr) ou à appeler les différents conseillers dont les coordonnées sont détaillées sur le site web de BPIFrance.

Toutefois, et dans un souci de pédagogie pratique, je vais présenter de façon détaillée le dispositif de la Bourse FrenchTech qui est à la fois intéressant et pratique pour les startups qui démarrent, en expliquant les prérequis nécessaires et les avantages et les contraintes associés.

La Bourse FrenchTech

La Bourse FrenchTech (BFT) est un dispositif qui est accessible à toutes les sociétés ayant moins d'un an d'existence (la date de référence étant la date de dépôt du dossier à BPIFrance) et située hors de Paris. En effet, depuis fin 2016, ce dispositif a été remplacé à Paris par Innov'Up qui est co-géré par BPIFrance et la Ville de Paris.

Le principe est de permettre aux entreprises éligibles de bénéficier d'une bourse (c'est-à-dire très concrètement d'une somme qui ne sera pas à rembourser) dont le montant correspond au maximum à 70% des dépenses engagées et qui est plafonné à 30 000 '.

Les dépenses engagées sont toutes celles qui sont nécessaires pour que la startup puisse développer son prototype. Autrement dit, il peut s'agir :
  • des salaires qui seront versés aux personnes de la startup qui développeront techniquement la solution
  •  des prestataires extérieurs qui interviendront pour permettre à l'entreprise de développer son prototype (développeurs, conseils en protection intellectuelle, prestataires en UX/UI, prestataires réalisant des études de marché, etc.)
  •  des investissements qui seront réalisés pour développer le prototype (matériel, serveurs, etc.)


Quelques « détails » à connaître

Mais ce que ne dit pas (toujours) BPIFrance c'est que ce dispositif ne fonctionne qu'à trois conditions :
  • que la demande soit effectuée suffisamment tôt dans l'année car après septembre/octobre, il reste peu d'argent sur le budget annuel de BPIFrance et donc l'instruction de la BFT risque d'être repoussée en janvier de l'année suivante
  • si votre budget de développement est par exemple de 60 k', BPIFrance n'en financera au maximum que 30 k' ' Il faudra donc que vous disposiez des 30 k' restant pour obtenir le feu vert de BPIFrance, qu'il s'agisse de fonds propres, de comptes courants d'associés bloqués, de prêts bancaires, etc..
  •  BPIFrance ne verse que 70% du montant de la BFT au démarrage du projet, le solde n'étant versé qu'à la fin du programme de développement et sur la base de factures acquittées '


Le dernier point est très important car si vous avez un programme de développement dont le montant budgété est de 60 k', comme le montant de la BFT est plafonné à 30 k', cela signifie que BPIFrance aura calculé que son intervention sera de 50% de votre budget.

A la fin du programme, si vous avez réellement dépensé moins que ce qui était prévu, par exemple 50 k' au lieu de 60 k', BPIFrance va recalculer le montant de l'aide avec le taux d'intervention initial, soit 50%. Pour BPIFrance le montant de la Bourse sera donc de 25 k' (50% de 50 k'). Or comme le montant initial versé par BPIFrance était de 21 k' (70% de 30 k'), cela signifie que vous ne recevrez en fin de programme que 4 k' (25 k' - 21 k'), alors que vous vous attendiez à recevoir 9 k' '


Un dispositif bien pratique

Ce dispositif est toutefois très intéressant pour les startups qui démarrent car, à condition de disposer de 20 ou 30 k' de fonds (sous différentes formes) et de bien se faire accompagner pour remplir les formulaires de demande, il permet de recevoir une aide de 30 k' dont 21 k' sont versés rapidement.

Cela permet surtout de tester le marché et d'aller plus loin ensuite ou de pivoter sans risque important pour l'équipe fondatrice.

Bref, il ne faut pas hésiter !




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Pour aller plus loin :